Mes premiers pas en Asie

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de ma première rencontre avec l’Asie du Sud-Est, de mes premiers pas laborieux jusqu’à ce que je prenne conscience que je devais voir ce voyage autrement qu’avec mes yeux d’occidentale.

C’est en 2011, que j’ai posé pour la première fois le pied sur le sol asiatique. Après 14 heures de vol et bons nombres de mini cocktails pour supporter le trajet, j’arrive enfin à Da Nang. Fraîchement sortie de l’avion, je suis submergée par la chaleur et l’humidité, pas besoin de hammam je vais baigner dedans pendant quelques mois.

Première navette vietnamienne vers Hué et mise en condition. Le traffic içi, c’est au petit bonheur la chance, je respire et m’imprègne des scènes défilant tout autour de moi. Je me retrouve alors dans mon premier hôtel.

Péripéties et grand fou rire. Je suis pas partie seule, notre petite troupe de joyeux stagiaires décide de prendre une douche bien méritée et partir à la découverte du quartier. Petite astuce qui nous a été donnée avant de partir: garder le rythme de la journée pour de pas être décalés. Pour faire simple, nous sommes arrivés lessivés à 17h mais avons choisi de rester actifs jusqu’à 20h / 21h.
Les aléas de la découverte. Voilà une balade qui fait du bien, j’ai les yeux grands ouverts et je m’émerveille devant chaque tableau de vie, chaque odeur parfois très étrange pour une petite nouvelle. La chaleur devient étouffante, peu habituée encore, j’ai très soif et la faim se fait sentir. Nous nous dirigeons donc vers ce que l’on pense être un « bistrot ». J’apprendrai plus tard que nos bistrots correspondent à peu près à leur Bia Hoi. Assis autour d’une table, nous regardons le menu, exclusivement en vietnamien pas facile de le comprendre surtout avec nos guides restés dans nos valises, premier erreur… Comment savoir quoi est quoi? Tanpis on choisit les premières lignes de chaque pages, pensant naïvement que leur menu est constitué de la même façon que les nôtres, deuxième erreur…

Alors que nous pensions avoir commandé des boissons et des plats, nous nous retrouvons avec une table remplie de boissons dont certaines semblent très douteuses. Comment decrire nos mines dépitées tiraillées entre la faim et les éclats de rire… C’est après nous être réhydratés le mot est faible, que j’ai trouvé une gargotte avec de jolies pâtisseries viet’. Oui parce qu’entre l’abondance de boissons et nos fous rires sur notre bêtise collective, on avait pas encore mangé. Première découverte des gâteaux de soja, un délice pour ma part.

Sur le chemin du retour, une petite dame s’active devant chez elle, autour d’une marmite. Elle nous fait signe de venir la retrouver. Je décide d’aller la rejoindre, sans aucune notion de vietnamien ni des coutumes locales. L’adorable vieille dame nous tend à M et moi un bol de soupe où nagent tranquillement d’énormes vermicelles gélatineux. Les premières cuillères ne sont pas faciles, il faut l’avouer mon palais n’était pas encore habitué à ses saveurs. C’est un des moments que je chérirai toujours, car sans parler le même langage, juste avec les gestes et les regards nous avons pu nous comprendre et communiquer avec cette petite famille. J’ai d’ailleurs bien compris qu’ils souhaitaient me marier à leur fils… Ils n’ont même pas accepté les quelques dongs qu’on leur proposait pour la soupe.

C’est à ce moment précis, que j’ai compris que dans le voyage ce qui me plaira et m’émouvra le plus, sera ces instants de partage et de découverte de l’autre. Pas besoin de discours, seulement des gestes de bienveillance pour se comprendre.

Et vous, durant vos voyages qu’est-ce qui vous fait vibrer ?

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