Voyager et se mettre au rythme local

Une fois passées la tristesse de la séparation, l’euphorie de l’arrivée et la remise en question du deuxième jour (le fameux « mais qu’est que je fais là ? »), on peut enfin ouvrir grand les yeux et profiter de l’aventure qui nous attend.

Ma façon à moi de me mettre une bonne fois pour toute dans le bain : partir me balader sans regarder ma carte et m’asseoir dans un café au coin d’une rue, préférant la terrasse. Mode observation active en marche, on peut prendre conscience de tout ce qui nous entoure.

On va alors planifier les prochains jours, les lieux à voir et les heures de visites tout ça entrecoupé d’interludes « immersion dans la vie locale ». Petit à petit, tout nous semble plus familier moins dépaysant, ça devient notre quotidien, notre standard.

Comment connaître et visiter un pays sans s’approprier le rythme de vie local ? Un panorama des scènes de vie vietnamiennes.

C’est au Vietnam que je suis tombée amoureuse de l’Asie du Sud-Est. J’y ai découvert une culture et des paysages complétement inconnus pour moi à l’époque. Une vraie perte (indispensable) de repères !

La première chose flagrante içi, est le trafic routier ou réelle cacophonie « organisée » : les klaxons remplacent les clignotants et les plus gros ont la priorité. Autant dire qu’il faut un peu de pratique (et de sueurs froides) pour traverser sereinement la route.

C’est aussi, le long de toutes ces rues que l’on peut s’immerger dans le mode de vie à la vietnamienne.

D’une rue à l’autre, on peut échanger une multitude de sourires, hochement de tête et « Xin Chào ». Les vendeurs de street-food enivrent l’air de parfums qui nous donnent l’eau à la bouche. Les Bia Hoi se remplissent petit à petit en fin de journée pour partager une bière fraichement brassée. Les joueurs de Cờ tướng (le jeu d’échec vietnamien) se concentrent à l’ombre sur un bout de trottoir, pas un mot, la tension est à son comble !

Que dire du traditionnel cyclo pousse-pousse ? Avec leur sourire à toute épreuve, ils arpentent les villes pour le plus grand plaisir des touristes aux jambes lourdes : un moyen écolo et charmant de visiter certains quartiers mais qui a encore trop, à mon sens, le goût amer du colonisateur. Qui n’a pas tenté de recréer la position complexe du vietnamien discutant au bord de la route ? Pas si facile que ça de ne pas tomber à la renverse, là encore, merci aux tabourets miniatures en plastique, véritable institution des bouis-bouis de rue ! Et pour les plus téméraires, les cours d’aérobic au bord des lacs ou dans les squares à la tombée de la nuit permettent de se détendre tout en faisant partie de ce monde à cent à l’heure.

Vous l’aurez compris, les rues du Vietnam fourmillent d’animation dès le levée du soleil, il serait dommage de se contenter des musées ou sites touristiques et de passer à côté d’une belle expérience humaine.

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